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La vente, le bradage ou la dépossession des terres, parlons-en, en toute franchise.

Ci-dessous en gras la pensée de Djègoué Zadi Alain, la source de ce débat du jour sur Facebook. Continuez-la sur Djidji, dans les commentaires vos réflexions nourrissent les actions des autorités de l’Etat. En lien suivant ici, un bon article de France Info traitant globalement de la question :
https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/cote-d-ivoire/le-foncier-rural-source-de-litiges-en-cote-divoire_3068939.html

Ce n’est pas tant la vente des terres qui nous inquiète, mais plutôt la priorité dont jouissent les étrangers en la matière. Alain Zadi Djegoue

Dago Fulbert Surtout ,j ai fais l amère expérience d’acheter deux HA mais tout le monde s en ai.mêler et j ai renoncé après la parcelle a été vendu au BF et les gens qui parlaient n.ont rien dit . Certains dida sont méchants.

Alain Zadi DjegoueDago Fulbert Incroyable.Merci pour le témoignage.

Zarathoustra Anaxagore C’est justement parce que certains de nos frères et cousins vendent ces terres-là que les nouveaux acquéreurs, fussent-ils des étrangers, en deviennent propriétaires. 
Il faut donc mener le combat contre la vente de nos forêts. 
La forêt appartient à la communauté villageoise, qui par des lois coutumières ( non écrites ) en reconnaît la propriété à certaines familles. Ce qui revient à dire que c’est un res comunis ( bien commun) qui par ce caractère, n’appartient à personne du point de vue du droit de propriété qui inclut ceux de l’usus ( utilisation momentanée), du frutus ( faire fructifier ce bien ) et de l’abusus ( droit conféré à une personne sur un bien qu’il peut vendre ou détruire ).
Nous avons tous l’usus et le frutus et nous le cédons à notre descendance qui n’a pas plus de droit que nous, que nos ancêtres. 
Il en vient que le vendeur de forêt rompt avec ce principe. Il introduit donc un tiers dans la lignée en tant que copropriétaire du bien familial. 
Cette rupture est préjudiciable au regard des nouveaux rapports qui s’établissent dans la communauté villageoise. 
Le vendeur a trahi les ascendants et a spolié les descendants de leur héritage. C’est pourquoi, il faut sensibiliser tout le monde sur les risques induits par les ventes des forêts de sorte que celui qui le fait puisse être considéré non seulement comme un violeur du pacte de la lignée, mais aussi qu’il soit obligé de rendre gorge du profit tiré de cette vente. 
Par ailleurs, on pourrait mettre sur pieds des bailles emphytéotiques dont la durée pourrait ne pas excéder cinq ans ; de sorte que celui qui loue ladite terre n’osera faire que des cultures vivrières. À la fin de la cinquième, le contrat est renégocié. Ça peut être concluant ou pas. Dans ce cas de figure, le locataire étant prévenu, il n’osera pas des cultures d’exportation comme le café, le cacao, le bois, l’ hevea. 
Voici ma modeste contribution à cet épineux problème dont les conséquences sont le plus souvent graves pour les populations autochtones.

Alain Zadi DjegoueZarathoustra Anaxagore Je te comprends tout à fait, mais il est malheureusement plus difficile de gagner ce combat que l’autre. Ne dit-on pas que de deux maux, il faut choisir le moindre? Voilà ma pensée petit frère.
Quand tu leur déconseilles la vente des terres, ils te répondent qu’ils n’ont pas d’autres choix. Et donc puisqu’ils se disent propriétaires de ces terres alors qu’il n’en est rien, ils les vendent sans être inquiétés. C’est pourquoi je dis qu’il serait préférable de les proposer en priorité aux ressortissants du village à même de les acheter. Voilà.

Zarathoustra AnaxagoreAlain Zadi Djegoue,il faut qu’on leur dise qu’ils ne sont pas propriétaires des terres ; ils ne sont que des administrateurs. Ça, il faut le leur dire! C’est un travail difficile à faire, mais c’est le plus noble à faire.
S’en prendre aux étrangers, c’est s’en prendre aux conséquences en faisant l’autruche face aux causes.
Un problème se règle à sa racine. N’est-ce pas? 
C’est comme lorsqu’on confie la gestion de la caisse de la mutuelle du village à quelqu’un. Peut-il se comporter vis à vis de cette caisse comme de sa propre bourse? Je pense que non! Mais c’est la même chose !!!! 
Il faut initier une campagne de sensibilisation dans nos villages.

Alain Zadi DjegoueZarathoustra Anaxagore C’est l’idéal, mais très difficile à cause des mentalités qui refusent de s’adapter au monde moderne dans lequel nous vivons. Tu avais appris le tollé qui s’était abattu sur moi pour avoir reproché à notre chef central de nous faire le point de la gestion de notre argent sans aucun papier justificatif. C’était en 2015 ici à Paris. Je suis devenu pour cela le mal poli, celui qui a humilié le chef central. Tu as vu ça un peu? Bonne journée.

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